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La consultation philosophique

Un entretien privé, en tête-à-tête, pour examiner les questions qui vous préoccupent.

Il y a des questions qui s’évaporent, et d’autres qui reviennent. Celles qui reviennent nous torturent l’esprit lors des nuits sans sommeil — et ce sont elles, précisément, le cœur de la philosophie.

Vous en avez sans doute une. Vous l’avez retournée seul, longtemps, et vous n’en êtes pas sorti. La consultation philosophique consiste à l’examiner à deux, méthodiquement.

Vous ne repartirez pas avec une réponse. Vous repartirez en pensant plus clairement.

Ce dont il s’agit

Une consultation philosophique est un dialogue. Vous arrivez avec une question — ou avec l’impression confuse qu’il y en a une. Je pose les miennes. Vous répondez. De question en question, votre manière de penser apparaît, y compris ce que vous ne saviez pas penser.

Je ne pense pas à votre place et je ne vous apporte pas de savoir. Mon rôle est double : je vous sers de miroir, et je vous sers d’altérité. Je vous renvoie ce que vous venez de dire, et j’y résiste. C’est cette résistance qui vous permet de prendre de la distance avec vous-même.

Ce qui m’intéresse n’est pas tant le contenu de votre problème que la façon dont vous le pensez : les chemins que vous prenez, ceux que vous évitez, et les endroits où votre raisonnement se contredit sans que vous vous en aperceviez.

Quatre gestes

Vous vous posez mille questions par jour. Nous prenons au sérieux celles qui insistent : que disent-elles de vous, de votre rapport au monde ?

C’est une promenade dans votre esprit. Elle est philosophique parce qu’elle contemple avec curiosité, et avec détachement, le sujet que vous êtes.

Par des questions, nous décelons ensemble les blocages, les paradoxes, les confusions, les incohérences. C’est de la philosophie de terrain, et le terrain est votre esprit.

Nous écartons les mécanismes qui enrayent la pensée. Cela n’a pas pour but d’être agréable. Nous déposons la carapace.

Ce que ce n’est pas

Ce n’est pas une thérapie. Nous ne cherchons pas dans votre histoire l’origine de ce que vous ressentez. Je ne pose aucun diagnostic et je n’ai pas besoin de recueillir votre vie personnelle.

Ce n’est pas du coaching. Aucun objectif ne vous sera fixé, aucun plan d’action ne vous sera vendu, aucune méthode ne vous sera appliquée.

Ce n’est pas un débat. Je ne défends pas mes idées et je les mets volontairement de côté. Que je sois d’accord avec vous n’a aucune importance ici.

Ce n’est pas un conseil. Je ne vous dirai pas quoi faire — je n’en sais rien, et ce n’est pas mon travail.

Important : la consultation philosophique n’est pas un soin et ne s’y substitue pas. Si vous traversez une souffrance psychologique intense, un épisode dépressif ou une détresse aiguë, adressez-vous d’abord à un médecin ou à un psychologue. Un travail philosophique peut accompagner un suivi, il ne le remplace pas. En cas de doute, écrivez-moi : je vous le dirai franchement.

Des questions examinées

Aucune question n’est trop grande, trop étrange ou trop banale. Même la plus curieuse donne matière à réflexion — et souvent, ce sont les plus embarrassées qui sont les plus fécondes.

En pratique

Durée1h
Tarif55 €
LieuEn visioconférence, où que vous soyez
RéservationEn ligne, sans échange préalable nécessaire
AnnulationPossible jusqu’à 24h avant la séance

Questions fréquentes

Faut-il avoir fait de la philosophie ?

Non, et cela ne présente aucun avantage. Nous ne travaillons pas sur des auteurs mais sur votre pensée. La seule chose requise est d’accepter de répondre aux questions.

Est-ce que cela remplace une thérapie ?

Non. Une thérapie s’intéresse à ce qui vous est arrivé et à ce que vous ressentez ; une consultation philosophique s’intéresse à ce que vous pensez et à la manière dont vous le pensez. Les deux peuvent se mener en parallèle, elles ne se substituent pas l’une à l’autre.

Combien de séances faut-il ?

Il n’y a pas de parcours pré-établi. Certains viennent une fois pour une question précise et cela suffit. D’autres reviennent parce qu’ils prennent goût à l’exercice. Vous décidez à chaque fois.

Et si je n’arrive pas à formuler ma question ?

C’est fréquent, et ce n’est pas un obstacle. Nous commençons par là.

Est-ce que ce sera désagréable ?

Parfois, oui. Être mis face à ses contradictions n’est pas confortable. Mais l’inconfort n’est pas un drame : il arrive quand la pensée se met en mouvement. On en ressort souvent fatigué, et c’est le signe que quelque chose a travaillé. On peut aussi rire beaucoup pendant une séance.

Les séances ont-elles lieu en présentiel ?

Non, uniquement en visioconférence. Vous avez besoin d’un endroit calme et d’un casque.

Une seule question suffit pour commencer.